La cité des chênes

Le nom "Quesnoy" vient du mot picard quesnoy, lui-même issu du latin quercetum : la chênaie. Le gentilé Quercitain — habitant du Quesnoy — porte cette étymologie jusqu'au latin quercus, le chêne. Cité des chênes, cité des remparts, cité de la liberté recouvrée : Le Quesnoy est tout cela à la fois.

Le territoire quercitain regroupe 28 communes autour du Quesnoy, dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe (Nord, 59), entre Valenciennes, Cambrai et Maubeuge. Intégré dans le Parc naturel régional de l'Avesnois, c'est un pays de bocage, de forêts et d'identité forte.

Chronologie

vers 1150
Fondation par Baudouin IV de Hainaut

Baudouin IV, dit "le Bâtisseur", fonde le Quesnoy et y érige un château-fort entouré de fossés. En 1161, une charte accorde des privilèges aux habitants : mairie, échevins, hôpital, auberge. La ville se développe rapidement.

XIIIe – XVe siècle
Prospérité médiévale

La ville connaît une période de croissance économique. Le beffroi (1583) marque l'importance de la commune. Le Quesnoy fait partie des Pays-Bas espagnols et bénéficie d'une position stratégique.

1523 – 1659
Sous l'emprise de Charles Quint

Charles Quint renforce les fortifications sur près de 20 ans. La ville reste sous domination espagnole jusqu'au Traité des Pyrénées de 1659, par lequel elle est cédée définitivement à la France.

1668 – 1673
Vauban & le Pré Carré de Louis XIV

Louis XIV confie la ville au jeune Sébastien Le Prestre de Vauban. Il crée ou renforce huit bastions, dont le bastion Royal au nord et le réduit du Gard au sud. Fossés, remparts, cavaliers, demi-lunes et courtines forment l'un des systèmes défensifs les mieux conservés de France.

4 novembre 1918
La Libération — L'épopée néo-zélandaise

Des soldats de la 4e Brigade néo-zélandaise libèrent la ville occupée par les Allemands. Face aux remparts intacts, ils refusent de bombarder pour protéger les 1 600 habitants civils. Avec une seule échelle rescapée, ils escaladent les murailles. Près de 2 000 soldats allemands se rendent. Un acte d'héroïsme fondateur.

15 juillet 1923
Inauguration du mémorial

En présence du maréchal Joffre, un mémorial est inauguré sur les remparts en hommage aux soldats néo-zélandais tombés pour la liberté de la ville.

1998 – 2008
Patrimoine & reconnaissance

Création du Parc naturel régional de l'Avesnois en 1998. Les fortifications Vauban de Le Quesnoy sont inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre des "Sites majeurs de Vauban". Le Quesnoy obtient le label Petite Cité de Caractère, seule ville labellisée en Hauts-de-France.

Octobre 2023
Musée Te Arawhata — "La Grande Échelle"

Ouverture du New Zealand Liberation Museum — Te Arawhata, "la grande échelle" en maori. 105 ans après la libération, ce musée célèbre le lien unique entre le Quercitain et la Nouvelle-Zélande, avec laquelle Le Quesnoy est jumelé depuis 1999 (Cambridge, NZ).

4 novembre 1918 — La Grande Échelle

L'épopée néo-zélandaise

Ce matin de novembre 1918, la 4e Brigade néo-zélandaise approche du Quesnoy. La ville est occupée depuis 1914. Les remparts de Vauban sont intacts, et avec eux, 1 600 civils qui y ont trouvé refuge.

Les officiers refusent l'option du bombardement. Ils fabriquent des échelles en bois. Sous le feu ennemi, une seule tient. Posée sur une avancée surélevée, elle suffit. Les soldats passent. Deux mille soldats allemands se rendent. Pas un habitant n'est blessé.

Ce geste — refuser de détruire pour sauver — reste gravé dans la mémoire collective quercitaine. Cent cinq ans plus tard, le musée Te Arawhata en perpétue la mémoire.

Visiter le musée Te Arawhata

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Découvrez le patrimoine architectural, la nature préservée et les acteurs qui font vivre ce territoire.